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À la découverte du monde du livre

J'ai pas besoin de ça, moi. Enfin… je crois.
Mettre le point final à un manuscrit est un moment à la fois grisant et déroutant. Le texte est là, l’histoire est racontée, les mots ont été posés. Pourtant, un doute persiste. Est-ce vraiment terminé ? Est-ce prêt à être lu, partagé, publié ?
C’est souvent à ce moment précis que la question de la correction s’invite dans le parcours de l’auteur. Non pas comme une contrainte, mais comme une étape à part entière. Faire corriger son manuscrit, pourquoi ? Quand ? Et qu’est-ce que cela apporte réellement ?
À quel moment faire corriger son texte ?
La correction intervient après l’écriture, mais pas juste après le premier jet. Un texte a besoin qu'on le laisse évoluer et se développer, il a besoin de relectures, de temps et, parfois – souvent –, de réécritures partielles.
Le bon moment se situe généralement :
- après plusieurs relectures personnelles,
- lorsque l’histoire et la structure sont stabilisées,
- éventuellement après les retours de bêta-lecteurs,
- et avant toute publication ou envoi à une maison d’édition.
La correction n’est pas une intervention à négliger. C’est l’aboutissement du travail d’écriture, la dernière étape avant que le texte ne rencontre ses lecteurs.
Les limites de l’auto-correction
Relire son propre texte est indispensable. Mais le corriger seul a ses limites.
À force de connaître son manuscrit par cœur, l’auteur ne lit plus vraiment : il anticipe, il devine, il comble les manques sans s’en rendre compte. Le cerveau corrige automatiquement ce qui est faux ou maladroit, laissant passer des fautes pourtant bien visibles pour un regard extérieur.
L’auto-correction atteint aussi ses limites sur les répétitions, les lourdeurs syntaxiques, les incohérences discrètes, le rythme global du texte, etc.
Ce n’est ni un manque de compétence ni un défaut d’attention. C’est simplement humain. C’est pour cela que même les auteurs professionnels font corriger leurs textes.
Et les logiciels de correction, comme Antidote ?
Les logiciels de correction sont des outils précieux. Ils détectent efficacement de nombreuses fautes d'orthographe, signalent des erreurs de typographie, attirent l’attention sur certaines répétitions… Mais ils restent des outils.
Un logiciel ne comprend ni le contexte narratif, ni les intentions stylistiques, ni la musique d’une phrase. Il peut proposer des corrections inadaptées, signaler comme erreurs des choix parfaitement assumés ou passer à côté de maladresses plus subtiles.
Un logiciel applique – parfois approximativement – des règles linguistiques ; un correcteur les interprète au cas par cas, en tenant compte du contexte, du sens et des choix de l’auteur. La correction humaine ne remplace pas l’outil, elle va plus loin.
Pourquoi faire corriger son manuscrit ?
Faire corriger son manuscrit, ce n’est pas chercher la perfection absolue, c’est chercher la justesse. La correction permet :
- d’éliminer les fautes qui parasitent la lecture,
- d’améliorer la fluidité et la clarté,
- d’harmoniser le texte sans en gommer la voix,
- d’offrir au manuscrit la qualité qu’il mérite.
C’est une démarche de cohérence : on soigne son texte jusqu’au bout, avec la même exigence que celle mise dans l’écriture.
Ce que l’auteur y gagne
L’auteur gagne d’abord en sérénité. En effet, savoir que son texte a été relu avec attention permet de le laisser partir plus facilement.
Il y gagne aussi un regard professionnel et bienveillant, une meilleure compréhension de ses habitudes d’écriture ainsi qu'un texte plus solide, plus lisible, plus affirmé.
La correction n’est pas une remise en question de l’auteur, mais un accompagnement.
Ce que le lecteur y gagne
Le lecteur, lui, n’analyse pas la correction, il la ressent.
Un texte corrigé, c’est une lecture fluide, une immersion préservée, une crédibilité renforcée et, surtout, le sentiment d’être respecté.
Les fautes, même minimes, peuvent briser l’élan de lecture. Les éliminer, c’est laisser toute la place à l’histoire.
Une correction avec L’Œil de la plume
Corriger un texte, pour moi, ce n’est pas le transformer ni le lisser. C’est l’accompagner avec bienveillance afin de le sublimer et de révéler tout son potentiel.
Je travaille dans le respect de la voix de l’auteur, de son univers et de ses choix. Je corrige ce qui doit l’être, j’harmonise ce qui peut gêner la lecture, je clarifie sans jamais réécrire à la place de l'auteur.
Ma mission, vous proposer :
- un regard humain et attentif,
- une exigence professionnelle,
- un dialogue autour du texte,
- le respect et la mise en valeur de votre plume,
- des modifications dans l'intérêt de votre histoire.
Conclusion
Faire corriger son manuscrit n’est pas un aveu de faiblesse, c’est une étape essentielle qui permet d’aller au bout de son projet, avec respect pour son travail et pour ses lecteurs.
